Identification des facteurs de risque au préscolaire

Lors de l’inscription à l’école, les parents doivent remplir un formulaire d’entrée à l’école qui comprend, entre autres, des questions visant à documenter des facteurs de risques comme : la langue parlée à la maison différente de la langue d’enseignement, l’absence de fréquentation de services de garde éducatifs, les complications périnatales, l’histoire médicale, les antécédents familiaux de troubles d’apprentissage ou de langage, la présence de difficultés de langage, d’audition, de vision ou de motricité fine et le suivi en orthophonie en petite enfance. Vous pouvez obtenir le formulaire en cliquant ici.

Lors de l’entrée au préscolaire en septembre, les parents sont invités à remplir un questionnaire sur leurs habitudes de littératie familiale et les aptitudes reliées à l’écrit de leur enfant. Ce questionnaire est présenté et expliqué par l’enseignante lors de la première rencontre des parents en début d’année. Vous pouvez l’obtenir en cliquant ici.

Dans les premières semaines du préscolaire, l’orthopédagogue rencontre individuellement tous les jeunes du préscolaire pour leur administrer une épreuve de dépistage sur ordinateur. Cette épreuve permet de mesurer rapidement (5 minutes) le niveau d’habileté en conscience de l’écrit et en conscience phonologique. Par la suite, dans le but de sensibiliser les parents à l’importance des précurseurs de l’écrit, ceux-ci sont invités à administrer le test informatisé à leur enfant à la maison. Vous pouvez obtenir cette épreuve en cliquant ici.

Les données recueillies lors de ces trois activités de dépistage sont ensuite compilées et analysées par l’orthopédagogue et les enseignantes du préscolaire afin de déterminer un niveau de risque pour tous les élèves du préscolaire. Ce niveau de risque ne change en rien les mesures préventives offertes à chacun des élèves. Il sert seulement à mieux guider les observations qui seront réalisées ultérieurement en classe par l’enseignante et l’orthopédagogue en leur permettant de cibler plus particulièrement les élèves avec un niveau de risque plus élevé. Vous pouvez obtenir la grille de calcul du niveau de risque des élèves en cliquant ici (à venir).

Activités de prévention en classe au préscolaire

De septembre à mai inclusivement, tous les élèves des classes du préscolaire participent à des activités de lecture d’histoires à raison de quatre fois semaine, tout au long de l’année scolaire. Ces activités de lecture d’histoires sont planifiées et animées par l’enseignante. Vous pouvez obtenir des exemples de planifications en cliquant ici. Chacune des lectures cible les précurseurs de l’écrit suivant : la conscience de l’écrit, la conscience phonologique, le vocabulaire littéraire, les habiletés inférentielles et la calligraphie. Un même album jeunesse est exploité pendant quatre jours consécutifs par l’enseignante pour stimuler de façon explicite ces précurseurs auprès de tous les élèves. Les principes de l’enseignement stratégique sont appliqués de sorte qu’au début de la semaine, l’enseignante offre des modèles de compétences en lien avec les précurseurs de l’écrit et, à mesure que la semaine avance, elle guide les élèves vers une pratique plus autonome. La cinquième journée de la semaine, l’album jeunesse est mis à la disposition des élèves dans la classe afin qu’ils puissent continuer à l’explorer. Vous pouvez voir un extrait vidéo d’une activité de lecture d’histoire en cliquant sur la fenêtre ci-bas.

 

Identification des élèves à risque au préscolaire

À raison d’une à deux fois par semaine pendant les mois de novembre et décembre, l’orthopédagogue soutient les enseignantes du préscolaire dans leurs observations des compétences des enfants reliées aux précurseurs de l’écrit pendant les activités de lecture d’histoire en classe. Une attention toute particulière est accordée aux enfants qui ont obtenu un haut niveau de risque lors du dépistage en début d’année. Vous pouvez obtenir la grille de notation utilisée pour compiler les observations en cliquant ici.

Juste avant la période des fêtes sont identifiés les élèves qui persistent à démontrer un faible niveau de compétences au niveau des précurseurs ciblés pendant les lectures d’histoires. Deux types de sous-groupes d’intervention intensive sont alors formés : un en lien avec les habiletés langagières (vocabulaire littéraire et habiletés inférentielles) et l’autre en lien avec la conscience de l’écrit et la conscience phonologique. Des lettres sont alors envoyées aux parents de ces élèves afin d’obtenir leur consentement. Vous pouvez obtenir un exemple de lettre en cliquant ici.

Interventions intensives en sous-groupes au préscolaire

À partir de janvier, l’orthopédagogue et l’orthophoniste planifient et animent des sous-groupes d’intervention intensive à raison de trois périodes de 30 minutes par semaine. Dans le cadre de notre expérimentation, les mois de janvier et de février (minimum de 8 semaines) sont consacrés aux interventions reliées à la conscience de l’écrit et à la conscience phonologique, tandis que les mois de mars et d’avril (minimum de 8 semaines) sont consacrés aux interventions aux habiletés langagières. Ces interventions se déroulent hors de la classe. Vous pouvez obtenir la grille de planification et de notation utilisée pour ces sous-groupes d’intervention intensive en cliquant ici. Cette grille facilite la mesure du progrès chez les élèves qui participent à ces interventions du deuxième palier de services.

Identification des élèves à haut risque au préscolaire

Dès la fin mars, les élèves qui font peu de progrès lors des sous-groupes d’intervention intensive sont référés vers les professionnels du troisième palier de services. Au mois de mai, un bilan synthèse des apprentissages des élèves ayant participé aux sous-groupes est produit afin de faciliter la poursuite des suivis lors de leur passage au premier cycle du primaire.

Évaluations et suivis professionnels au préscolaire

Avant la fin du préscolaire, les élèves référés aux services professionnels sont rencontrés pour des évaluations approfondies permettant de préciser la nature de leurs difficultés. Ces références peuvent être faites en orthophonie, en psychologie, en orthopédagogie ou encore en psychoéducation. Des recommandations concernant les suivis nécessaires sont alors formulées